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Titre
21 DECEMBRE 2013. - Arrêté royal modifiant le Code ferroviaire, en vue de l'extension des compétences à l'organe de contrôle

Source :
MOBILITE ET TRANSPORTS
Publication : 22-01-2014 numéro :   2014014022 page : 5229       PDF :   version originale    
Dossier numéro : 2013-12-21/54
Entrée en vigueur : 01-01-2014

Ce texte modifie le texte suivant :2013014641       

Table des matières Texte Début
Art. 1-7

Texte Table des matières Début
Article 1er. L'article 62, § 2, du Code ferroviaire, est complété par le 5° rédigé comme suit :
  " 5° rend, préalablement à la conclusion ou à la modification de la convention de transport visée à l'article 8 de la loi du 30 août 2013 relative à la réforme des chemins de fer belges, un avis motivé quant à son contenu. ".

  Art. 2. L'article 62, § 3, du Code ferroviaire, est complété par les 7°, 8°, 9° et 10° rédigés comme suit :
  " 7° réalise, à la demande du ministre qui a les Entreprises publiques dans ses attributions, un audit annuel de l'exécution de la convention de transport visée à l'article 8 de la loi du 30 août 2013 relative à la réforme des chemins de fer belges;
  8° réalise, à la demande du ministre qui a la régulation du transport ferroviaire dans ses attributions, un audit annuel de l'exécution de la méthode d'enregistrement des perturbations utilisée par le gestionnaire de l'infrastructure telle que visée à l'article 31/2 de l'arrêté royal du 9 décembre 2004 relatif à la répartition des capacités de l'infrastructure ferroviaire et à la redevance d'utilisation de l'infrastructure ferroviaire;
  9° contrôle le respect des règles de non-discrimination visées à l'article 10 de la loi du 30 août 2013 relative à la réforme des chemins de fer belges;
  10° vérifie que l'exercice de la servitude perpétuelle visée à l'article 156quater, § 1er, de la loi du 21 mars 1991 portant réforme de certaines entreprises publiques économiques ne porte pas atteinte au droit d'accès visé à l'article 9/1 du Code ferroviaire. ".

  Art. 3. Dans l'article 62 du Code ferroviaire, le paragraphe 4 est remplacé par ce qui suit :
  " § 4. Au titre de sa mission de règlement administratif des litiges, l'organe de contrôle tranche :
  1° dans les dix jours ouvrables, les litiges dans la répartition des capacités d'infrastructure ferroviaire, sans préjudice des voies de recours existantes, à la requête, soit du gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire, soit d'un candidat;
  2° dans les trente jours ouvrables, les litiges concernant l'exécution de la convention de transport visée à l'article 8 de la loi du 30 août 2013 relative à la réforme des chemins de fer belges, à la demande du gestionnaire de l'infrastructure ou de l'entreprise ferroviaire.
  Le Roi fixe les modalités de ce règlement des litiges. ".

  Art. 4. Dans l'article 62 du Code ferroviaire, le paragraphe 5, alinéa 1er, est complété par les 5° et 6°, rédigé comme suit :
  " 5° les dispositions en matière d'accès aux installations de service visées à l'article 9/1.
  6° l'exercice de la servitude perpétuelle visée à l'article 156quater, § 1er, de la loi du 21 mars 1991 portant réforme de certaines entreprises publiques économiques ".

  Art. 5. Dans l'article 63 du Code ferroviaire, le paragraphe 3 est remplacé par ce qui suit :
  " § 3. En exécution de ses missions de contrôle et de recours administratif, l'organe de contrôle prend toute mesure nécessaire, y compris des mesures conservatoires et des amendes administratives, pour mettre fin aux infractions relatives au document de référence du réseau, à la répartition des capacités, à la tarification de l'infrastructure et aux dispositions en matière d'accès, conformément aux articles 64 et 65, et notamment en matière d'accès aux installations de service conformément à l'article 9/1. ".

  Art. 6. Le présent arrêté entre en vigueur le 1er janvier 2014.

  Art. 7. Le ministre qui a la régulation du transport ferroviaire dans ses attributions est chargé de l'exécution du présent arrêté.
  
  Donné à Bruxelles, le 21 décembre 2013.
  PHILIPPE
  Par le Roi :
  La Ministre de l'Intérieur,
  Mme J. MILQUET
  Le Secrétaire d'Etat à la Mobilité,
  M. WATHELET

Préambule Texte Table des matières Début
   PHILIPPE, Roi des Belges,
   A tous, présents et à venir, Salut.
   Vu la loi du 30 août 2013 relative à la réforme des chemins de fer belges, l'article 9;
   Vu le Code ferroviaire;
   Vu l'association des gouvernements de région;
   Vu l'avis de l'Inspecteur des Finances, donné le 5 novembre 2013;
   Vu l'accord du Ministre du Budget, donné le 29 novembre 2013;
   Vu l'urgence motivée par la nécessité de mettre en oeuvre, au plus vite, la réforme dont le premier volet fait déjà l'objet de l'arrêté royal du 7 novembre 2013 portant réforme des structures de la SNCB Holding, d'Infrabel et de la SNCB (I), dans la mesure où (i) il faut au plus vite mettre fin à l'incertitude, associée à la présente période de transition dans le chef du personnel, des clients et des autres parties prenantes en passant à bref délai à la nouvelle structure, (ii) la qualité des services publics et la ponctualité, pour lesquels la nouvelle structure permettra de prendre les mesures nécessaires, sont à améliorer d'urgence, (iii) l'endettement du groupe SNCB est à maîtriser d'urgence dans l'intérêt de la continuité du service public et la trésorerie de l'Etat et (iv) pour des raisons comptables, il est préférable que la nouvelle structure entre en vigueur au début d'une nouvelle année civile, ce qui, au final, implique que la nouvelle structure entre en vigueur le 1er janvier 2014; pour que cette nouvelle structure puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2014, il convient préalablement d'étendre les missions de l'organe de contrôle, notamment vis-à-vis de la convention de transport;
   Vu l'avis n° 54.712/4 du Conseil d'Etat, donné le 11 décembre 2013, en application de l'article 84, § 1er, alinéa 1er, 2°, des lois sur le Conseil d'Etat, coordonnées le 12 janvier 1973;
   Sur la proposition de la Ministre de l'Intérieur et du Secrétaire d'Etat à la Mobilité et de l'avis des Ministres qui en ont délibéré en Conseil,
   Nous avons arrêté et arrêtons :

Rapport au Roi Texte Table des matières Début
   RAPPORT AU ROI
   Sire,
   Le présent projet d'arrêté royal est pris en exécution de l'article 9 de la loi du 30 août 2013 relative à la réforme des chemins de fer belges. Cette disposition autorise le Roi à prendre les mesures nécessaires pour étendre, par arrêté délibéré en Conseil des Ministres, les missions légales et réglementaires du Service de Régulation du Transport ferroviaire.
   Le projet d'arrêté royal s'inscrit dans une réforme plus globale des structures juridiques du Groupe SNCB.
   COMMENTAIRES DES ARTICLES
   Articles 1er à 5
   Les articles 1er à 5 du présent projet visent à modifier les articles 62 et 63 du Code ferroviaire, qui régissent les missions de conseil, de contrôle et de règlement administratif des litiges du Service de Régulation du Transport ferroviaire, afin de compléter ces missions.
   Article 6. Cet article n'appelle pas de commentaire.
   Nous avons l'honneur d'être,
   Sire,
   de Votre Majesté
   les très respectueux
   et très fidèles serviteurs,
   La Ministre de l'Intérieur,
   Mme J. MILQUET
   Le Secrétaire d'Etat à la Mobilité,
   M. WATHELET
   
   Conseil d'Etat
   section de législation
   avis 54.712/4 du 11 décembre 2013 sur un projet d'arrêté royal `modifiant le Code ferroviaire en vue de l'extension des compétences à l'organe de contrôle'
   Le 6 décembre 2013, le Conseil d'Etat, section de législation, a été invité par le Secrétaire d'Etat à la Mobilité, adjoint à la Ministre de l'Intérieur à communiquer un avis, dans un délai de cinq jours ouvrables, sur un projet d'arrêté royal `modifiant le Code ferroviaire en vue de l'extension des compétences à l'organe de contrôle'.
   Le projet a été examiné par la quatrième chambre le 11 décembre 2013. La chambre était composée de Pierre Liénardy, président de chambre, Jacques Jaumotte et Bernard Blero, conseillers d'Etat, Christian Behrendt et Jacques Englebert, assesseurs, et Anne-Catherine Van Geersdaele, greffier.
   Le rapport a été présenté par Yves Chauffoureaux, premier auditeur.
   La concordance entre la version française et la version néerlandaise a été vérifiée sous le contrôle de Pierre Liénardy.
   L'avis, dont le texte suit, a été donné le 11 décembre 2013.
   Suivant l'article 84, § 1er, alinéa 1er, 2°, des lois coordonnées sur le Conseil d'Etat, inséré par la loi du 4 août 1996, et remplacé par la loi du 2 avril 2003, la demande d'avis doit spécialement indiquer les motifs qui en justifient le caractère urgent.
   La lettre s'exprime en ces termes :
   " L'urgence est motivée par la nécessité de mettre en oeuvre, au plus vite, la réforme dont le premier volet fait déjà l'objet de l'arrêté royal du 7 novembre 2013 portant réforme des structures de la SNCB Holding, d'Infrabel et de la SNCB (I), dans la mesure où (i) il faut au plus vite mettre fin à l'incertitude, associée à la présente période de transition dans le chef du personnel, des clients et des autres parties prenantes en passant à bref délai à la nouvelle structure, (ii) la qualité des services publics et la ponctualité, pour lesquels la nouvelle structure permettra de prendre les mesures nécessaires, sont à améliorer d'urgence, (iii) l'endettement du groupe SNCB est à maitriser d'urgence dans l'intérêt de la continuité du service public et la trésorerie de l'Etat et (iv) pour des raisons comptables, il est préférable que la nouvelle structure entre en vigueur au début d'une nouvelle année civile, ce qui, au final, implique que la nouvelle structure entre en vigueur le 1er janvier 2014; pour que cette nouvelle structure puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2014, il convient préalablement de fixer, d'une part, les règles qui accordent aux entreprises ferroviaires l'accès aux gares, aux points d'arrêt non gardés et aux emplacements convenables prévus dans les gares pour les services de billetterie, de manière non discriminatoire et, d'autre part, les règles qui accordent aux entreprises ferroviaires l'accès aux installations fixes de communication avec les voyageurs, comme les afficheurs de quai et la sonorisation, de manière non discriminatoire ".
   En l'occurrence, la motivation de l'urgence reprise dans la demande d'avis diffère de celle visée dans le préambule du projet examiné. Cette dernière, à laquelle il convient d'avoir égard, est la suivante :
   " Vu l`urgence motivée par la nécessité de mettre en oeuvre, au plus vite, la réforme dont le premier volet fait déjà l'objet de l'arrêté royal du 7 novembre 2013 portant réforme des structures de la SNCB Holding, d'Infrabel et de la SNCB (I), dans la mesure où : (i) il faut au plus vite mettre fin à l'incertitude, associée à la présente période de transition dans le chef du personnel, des clients et des autres parties prenantes en passant à bref délai à la nouvelle structure, (ii) la qualité des services publics et la ponctualité, pour lesquels la nouvelle structure permettra de prendre les mesures nécessaires, sont à améliorer d'urgence, (iii) l'endettement du groupe SNCB est à maitriser d'urgence dans l'intérêt de la continuité du service public et la trésorerie de l'Etat et (iv) pour des raisons comptables, il est préférable que la nouvelle structure entre en vigueur au début d'une nouvelle année civile, ce qui, au final, implique que la nouvelle structure entre en vigueur le 1er janvier 2014; pour que cette nouvelle structure puisse entrer en vigueur le 1er janvier 2014, il convient préalablement d'étendre les missions de l'organe de contrôle, notamment vis-à-vis de la convention de transport ".
   La section de législation rappelle que lorsque l'urgence est invoquée pour un projet d'arrêté réglementaire, la motivation de l'urgence doit figurer dans la demande et être reproduite dans le préambule de l'arrêté, conformément à l'article 84, § 1er, alinéa 2 des lois coordonnées sur le Conseil d'Etat.
   Comme la demande d'avis est introduite sur la base de l'article 84, § 1er, alinéa 1er, 2°, des lois coordonnées sur le Conseil d'Etat, tel qu'il est remplacé par la loi du 2 avril 2003, la section de législation limite son examen au fondement juridique du projet, à la compétence de l'auteur de l'acte ainsi qu'à l'accomplissement des formalités préalables, conformément à l'article 84, § 3, des lois coordonnées précitées.
   Sur ces trois points, le projet appelle les observations suivantes.
   1. Dans le cadre de la procédure d'association prévue par l'article 6, § 4, 3°, de la loi spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles, le projet examiné a été communiqué aux Gouvernements de région par courrier daté du 31 juillet 2013.
   La lecture du compte-rendu de la réunion " IKW " du 19 novembre 2013 figurant dans le dossier joint à la demande d'avis, permet cependant de constater que le projet a encore été modifié à cette date.
   Il convient dès lors de communiquer aux Gouvernements de région la nouvelle version de l'arrêté en projet dans le cadre de la procédure d'association.
   2. La section de législation se demande s'il est pertinent de maintenir dans les modifications apportées au Code ferroviaire des références à la loi du 30 août 2013 `relative à la réforme des chemins de fer belges', plutôt qu'aux dispositions correspondantes insérées dans la loi du 23 juillet 1926 `relative à la SNCB Holding et à ses sociétés liées' et la loi du 21 mars 1991 `portant réforme de certaines entreprises publiques économiques'.
   
   Le greffier,
   Anne-Catherine Van Geersdaele
   Le président,
   Pierre Liénardy
   

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